Arrivée à l’âge de la maturité, Rose Valland reçoit la reconnaissance de la Nation et de son administration de tutelle, le Ministère de l’Éducation nationale et des Beaux-arts.

    L’obtention longtemps espérée du statut de conservateur, en 1952, conforte sa position au sein d’une profession qu’elle a toujours voulu intégrer, tandis que son action en faveur de la récupération des œuvres d’art et de la mise en sécurité des collections est valorisée à travers les nouvelles missions qui lui sont confiées.

    Dans le contexte de la guerre froide, l’expérience de la Seconde Guerre mondiale sert en effet à concevoir de nouveaux plans de sauvetage pour le patrimoine artistique menacé par l’éventualité d’un nouveau conflit.

    Comme Jacques Jaujard en 1939, Rose Valland est chargée de mettre en place un plan d’évacuation des chefs-d’œuvre des musées français. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’accord international de La Haye sur la protection des biens artistiques (1907).

    La publication en 1961 du Front de l’art, dans lequel Rose Valland retrace l’histoire du sauvetage des collections particulières des familles juives, contribue à faire connaître cette femme restée jusque-là dans l’ombre.

    L’ouvrage est très bien accueilli dans la presse. Les critiques sont unanimes pour saluer l’objectivité de ton. Les événements relatés mettent l’accent sur l’âpre combat des services des musées nationaux face aux exigences allemandes.

    À la retraite à partir de 1968, Rose Valland continue inlassablement à travailler au classement du fonds d’archives de la Commission de récupération artistique, aujourd’hui improprement appelé « fonds Rose Valland ».

    En octobre 1979, elle fait don de ses archives personnelles à la Réunion des musées nationaux.

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