Le collège Jongkind à Paris.

AVEC L ‘ASSOCIATION «LA MEMOIRE DE ROSE VALLAND », A LA RENCONTRE DE PAUL BURLET.

Paul BURLET, originaire de Brézins, était élève de l’école primaire supérieure(collège Jongkind) de La Côte St André lorsque le 11 novembre 1942 il décida avec d’autres camarades de créer une association le « S.O.G. — Service d’Ordre de Gaulle/Giraud » pour rentrer en Résistance contre le gouvernement de Vichy et ses hommes de main du « S.O.L. — Service d’Ordre de la Légion » inféodés à l’occupant nazi.

Paul BURLET, Vice-Président National des Médaillés de la Résistance, est le dernier en vie de ce groupe de jeunes qui se sont battus pour la Libération de la France au sein du bataillon de Résistants «Chambarand III ». Il réside à Paris et depuis qu’il est en relation avec l’association La Mémoire de Rose Valland, il intervient sans relâche pour lui permettre d’avancer dans son action.

Alors que de toute part la France fête le 60ème anniversaire des combats pour la Libération, l’association dont l’héroïne Stéphanoise était aussi élève de cet établissement scolaire 30 ans avant lui, a proposé au Principal M. Jean-Louis LOPEZ de réaliser une opération qui permettrait de faire se rencontrer les élèves du moment avec leur grand ancien. C’est comme cela qu’un « projet d’établissement» est né auquel tout le personnel enseignant a adhéré. Malheureusement la vie décide pour les hommes et Paul Burlet n’a pu être présent en ce vendredi 7 mai où, malgré tout, de nombreux Résistants de la région sont venus à la rencontre des élèves et cette journée empreinte de beaucoup d’émotion s’est terminée par l’apposition d’une plaque commémorative auprès de celles qui avaient été fixées à la fin de la guerre.

Malgré la réussite de cette opération, pour l’association La Mémoire de Rose Valland le but n’était pas complètement atteint, l’échange entre l’ancien et les nouveaux élèves n’avait pu avoir lieu, aussi fut-il décidé d’aller à la rencontre de Paul BURLET à Paris. Mais cette idée n’aurait jamais abouti sans l’action du représentant pour l’Isère de «l’Association André Maginot» M. Louis CAPECCI, l’aide financière du «Souvenir Français» et l’efficient Délégué départemental M. Pierre SARRAZ-BOURNET.

Aussi le 1er juillet ce sont 22 élèves du collège Jongkind et leurs accompagnateurs dont M. Jean-Jacques Bourgey Principal adjoint
organisateur du voyage qui partaient pour Paris. Le matin était consacré
à une visite au Mémorial Marechal Leclerc — Mémorial de la Libération de Paris
— Musée Jean Moulin à Montparnasse. L’après-midi le Souvenir Français leur avait donné rendez-vous à l’Arc de Triomphe de l’Etoile ou ils
retrouvaient un stéphanois de l’association la Mémoire de Rose Valland, Guillaume Sibut jeune professeur à St Denis. Après la visite commentée du monument ils pouvaient assister et participer à un moment important de leur séjour: le dépôt de gerbes et à raviver la flamme sur le «tombeau du Soldat inconnu ». Ils rejoignaient ensuite leur lieu d’hébergement à St Denis pour une rencontre passionnante avec la fille du Cdt Kieffer, héros du débarquement en Normandie à Ouistreham.

Le lendemain était consacré à une visite de l’Hôtel de Ville de Paris qui avait accueilli le premier soldat français de la 2ème DB le 25 août 1944. L’après-midi le groupe était reçu à la Chancellerie de l’Ordre de la Libération aux Invalides par M. Lucien Duval Vice-Président National des Médaillés de la Résistance. Connu à Grenoble pour être le rescapé d’un interrogatoire dans l’immeuble de la gestapo du cour Berriat après une chute du 5ème étage sur le toit et dans le garage attenant et récupéré par la Résistance à l’hôpital de La Tronche où ses tortionnaires l’avaient transporté.

Le but premier de toute l’opération était alors atteint: la rencontre avec Paul Burlet, le grand ancien, qui se concrétisait par un long échange entre tous les participants ponctué des indispensables photos afin de fixer cet instant émouvant. Après des échanges de cadeaux et la visite des diverses expositions le groupe prenait congé des Résistants qui lui avaient réservé un accueil aussi chaleureux.

Et pour terminer en véritables touristes ce pèlerinage instructif dont le fil conducteur était la dernière guerre, tous rejoignirent le pont de l’Aima afin de monter sur un bâteau-mouche et admirer au cours d’un rapide voyage de nombreux monuments de la capitale, avant de reprendre le train pour le retour. En conclusion, pour l’association La Mémoire de Rose Valland le but recherché était atteint: hommage avait été rendu à son porte-parole et bienfaiteur le Brézinois Paul Burlet.

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